Lancer sa newsletter et fêter 1 100 lecteurs fidèles ! 

Comment partager mon expérience et cas pratiques autrement que sur mon site ? En lançant ma newsletter bien sûr !
Découvrez l’évolution et les coulisses derrière l’écriture et le lancement de ma newsletter.

Je passe en revue les 24 mois d’existence de mes newsletters d’études de cas et comment elles m’ont permis de grandir et me faire connaître. L’occasion de vous dire un immense merci 🧡

Je cherchais à partager mes tactiques marketing qui fonctionnent, pour aider autant de personnes que possible, tout simplement. 

L’idée de créer ma propre newsletter est venue à un moment où je réfléchissais à ma visibilité. Pendant 20 ans, j’ai acquis de l’expérience, beaucoup d’expérience, 

Lorsque l’on est indépendant, un point essentiel est de s’assurer suffisamment de missions, de mandats, de clients, pour pouvoir vivre de notre activité. J’ai eu beaucoup de chance, de par ma longue expérience dans le domaine, mes connaissances, le bouche-à-oreille me suffisait. Mais soudain, la pandémie nous a tous enfermés chez nous. Et j’ai eu peur de me dire que peut-être le bouche-à-oreille n’existerait plus, si les gens ne se rencontraient plus. 

À ce moment-là, j’ai commencé à réfléchir aux différentes manières de me faire connaître, de me rendre visible. Vous le savez peut-être, tout a commencé par LinkedIn, réseau social que j’ai choisi pour me faire connaître, et peu à peu faire grandir le nombre de personnes qui peut-être auraient un jour besoin de services marketing. Ce n’est jamais facile de prendre la parole, entre syndrome de l’imposteur, peur de se faire juger, peur des remarques et critiques, j’avais toujours préféré rester cachée. Mais la crainte de voir mon business s’effondrer m’a forcé à sortir de ma zone de confort et oser m’exprimer.

Après LinkedIn, je réfléchissais à un autre moyen de créer encore davantage d’interactions, encore plus de proximité. Tout le monde ne cesse de dire que pour une entreprise, la propre liste e-mails est la clé de la pérennité. Des personnes avec qui l’on va pouvoir entamer une relation de longue durée, des échanges, des partages. Je le savais, l’idée était là, mais très floue encore, lointaine et abstraite.

C’est au mois de septembre que je vois passer un grand challenge lancé par Killian Talin. Un challenge qui propose de lancer tous ensemble notre newsletter. L’idée me plaisait beaucoup, ne pas être seule, pouvoir poser des questions, vivre l’aventure à plusieurs, partager nos craintes, nos doutes, nos acquis et nos victoires. Je me suis inscrite. 

Restait à savoir ce que j’allais partager. En discutant avec Valentin Decker, il m’a semblé que ma différence, ma valeur ajoutée, c’étaient mes longues années d’expérience. 10 ans de marketing opérationnel chez L’Oréal, ça forme un marketeur. 3 ans de marketing de développement chez SC Johnson, ça ancre une expérience. 10 ans comme consultante indépendante, ça permet de tester beaucoup, de me tromper parfois, de tester encore et finalement trouver les vrais leviers de développement. Voilà donc ce que j’allais partager. Mon expérience. Avec des études de cas. 

Elles ne sont pas aussi régulières que je l’avais planifié. Je m’étais engagée sur une newsletter tous les 15 jours. Mais j’avais largement sous-estimé le temps à consacrer à chacune. Et le temps nécessaire aux entreprises sur lesquelles j’écris pour qu’elles puissent les relire et les valider, lorsqu’elles le souhaitent.

J’ai manqué de nombreuses semaines, et le rythme s’est espacé. Surtout depuis le lancement de Sémantisseo qui a ajouté beaucoup de tâches à mon quotidien. Je sais aujourd’hui que je suis capable de tenir un rythme mensuel, et c’est déjà bien.

Pour la petite histoire, une newsletter me prend, environ, entre 6 et 8h de travail. Rassembler mes idées, créer une structure, replonger dans l’historique pour retrouver les données, ressortir les e-mails, les statistiques, pour avoir de la donnée concrète à partager. Puis je rédige pendant environ 2 à 3h, avant de faire relire à mes clients et collègues.

L’objectif de ces relectures est très simple : je veux m’assurer que tout est clair. Moi qui étais immergée dans le projet, est-ce que j’arrive à le retranscrire pour une personne qui n’y était pas ? Ensuite, la chasse à l’orthographe, à la syntaxe, à la grammaire. Je souhaite offrir des écrits de qualité et cela prend du temps. Il faut ensuite mettre en page, paramétrer dans Active Campaign, et on est prêts. 

Nous sommes en septembre 2020, je n’ai donc ni newsletter, ni concept, ni contenu, ni plateforme d’auto-répondeur. Rien. J’ai simplement l’envie de partager mon vécu, mes expériences, mes erreurs et mes succès avec des entrepreneurs à qui je pourrais apporter des conseils et des idées. 

Vous ne le savez peut-être pas, mais la technique ce n’est pas mon fort. Dès qu’il y a de la programmation, des automatisations à faire, j’ai peur de me tromper, peur de faire des erreurs. Je lance un appel sur une plateforme d’entrepreneurs dont je fais partie, pour savoir si quelqu’un pourrait m’apporter le coup de main dont j’ai besoin. À savoir mettre en place mon système de newsletter.

Isabelle Mathy, web développeuse, répond à mon appel et me propose de mettre en place le tout sur la plateforme que j’aurai choisie. Elle me fait une belle étude de marché, et me propose de partir sur Active Campaign. 

Je lui fais confiance et c’est parti, elle paramètre pendant que je rédige mon e-mail de bienvenue et ma première étude de cas. La première version n’est pas jolie jolie, n’est pas forcément aboutie. Je vais rapidement faire appel à Manon Bochard, ma graphiste, pour donner un joli petit coup de relooking à mes newsletters. Pour qu’elles soient colorées, joyeuses et pimpantes. Exactement l’image que je souhaite véhiculer avec ces études de cas. Un marketing qui a du peps, lumineux, rayonnant, joyeux. 

capture d'écran de l'ancien site de Sacheen Sierro

La plateforme est prête, le contenu presque, il va falloir désormais trouver des abonnés. 

Je pars de 0. Je n’ai encore aucune communauté sur LinkedIn, aucun autre média social sur lequel je communique. Ça va être compliqué.

J’en parle un peu autour de moi. C’est ainsi que je gagne mes 2 premiers abonnés.

Pour suivre de près mes opérations de communication et leur impact sur le nombre d’abonnés, je me crée un petit fichier de suivi sur Excel. Mon objectif est de voir l’interaction entre certaines actions, partage d’articles, publications sur les réseaux, et de voir laquelle me génère le plus d’inscrits. 

statistiques aux débuts de la newsletter de Sacheen Sierro

J’annonce l’arrivée de mes études de cas sur LinkedIn, qui me ramène mes 18 abonnés suivant. On est toujours dans des chiffres minuscules, qui n’est pas tellement ce à quoi je suis habituée. Il faut savoir que j’écris de nombreuses newsletters pour plusieurs de mes clients, pour lesquels nous avons 2000, 5000, ou 10’000 abonnés. Donc oui, mes chiffres sont maigres, mais développer une base de données ne se fait pas en un claquement de doigts. Il faut lui donner du temps.

Il faut communiquer dessus, et que les gens comprennent ce qu’ils ont à gagner, qu’ils aient envie de s’inscrire et qu’ils aient envie de lire. Et surtout, je souhaite un lectorat ciblé, par uniquement ma famille et mes amis !

Je partage alors cette page sur le groupe du challenge newsletter de Kilian. Ceci m’amène 10 inscrits de plus.

Lorsque j’envoie ma première étude de cas, j’ai donc 45 inscrits. Ma chance, c’est que ce sont des personnes véritablement intéressées. Je sais que j’aurai ici des lecteurs qualifiés, avec qui je pourrai échanger.

En tout, sur le mois de lancement, j’aurai fait 3 publications LinkedIn sur le sujet. 

À chaque fois, une quinzaine d’abonnés, donc je termine le mois à près de 100 inscrits. 100, c’est un chiffre encore modeste, mais je réalise que je n’écris pas dans le vide, et ça me paraît déjà honorable. 

On se rappelle que je pars de 0, que je n’ai aucune audience nulle part, je suis une illustre inconnue ou presque. 

Lorsque j’interroge les spécialistes du domaine, ils sont unanimes : pour faire grandir ma newsletter, je dois communiquer plus et pourquoi pas créer un lead magnet. Qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’un contenu gratuit, intéressant, que les personnes intéressées pourraient avoir envie de télécharger. En échange de leur adresse e-mail, je leur offre ce contenu, et ces adresses e-mail viendront nourrir peu à peu ma base de données.

Je décide donc, en décembre, de mettre un coup de boost à ma base d’adresses mail avec ce lead magnet. Là encore, c’est toujours difficile de savoir ce qu’on va avoir envie de faire. 

Il y a un élément que j’adore faire et que je sais bien mettre en application, mais qui semble être la bête noire de la plupart des entrepreneurs. 

Il s’agit de la veille concurrentielle. Une bonne étude de marché, dans laquelle on va analyser nos concurrents, environ une quinzaine. Où l’on va comparer les critères de décision d’achat et nos points de différenciation, sur une trentaine de paramètres. À la fin on obtient un solide fichier Excel que l’on va pouvoir véritablement utiliser, exploiter, pour comprendre comment développer nos affaires par rapport aux influences extérieures des autres acteurs du marché. 

J’adore le faire ! Pourtant c’est souvent un élément que les entrepreneurs n’aiment pas réaliser, alors que c’est tellement essentiel. Je tiens mon sujet. 

image de l'inscription pour obtenir le guide de la veille concurrentielle

Je prépare deux éléments : un fichier Excel automatisé avec les formules, les cellules, le tout mis en place pour qu’il ne reste qu’à remplir. Et un livre blanc, Le Guide de la veille concurrentielle, qui retrace étape par étape la démarche pour réaliser sa veille.

Lorsque le guide est écrit, c’est à nouveau Manon qui fera la mise en page pour qu’il soit beau. Isabelle va l’installer sur mon site pour qu’on puisse le télécharger, et faire une landing page pour recueillir les adresses e-mail. 

C’est une publication LinkedIn qui lance le sujet et qui va donc amener les premiers téléchargements.

Cette opération est un véritable succès à mon niveau. Je comptabilise 350 téléchargements en deux semaines. Ça peut paraître peu, quand je lis les statistiques de certaines personnes qui obtiennent 1000 ou 2000 abonnés en une seule journée. Mais pour moi qui suis, je le rappelle, invisible ou presque sur les plateformes et les réseaux, c’est un super début.

Nous sommes en décembre, ma newsletter a un mois d’existence, et je suis proche des 500 inscrits. Pour moi, le challenge est atteint, je suis satisfaite, et je sais à chaque fois que la communauté qui me lit est solide.

système d'automatisation des mails de Sacheen Sierro

Je vais maintenant vous partager mes résultats.

Le premier élément que je suis, c’est donc le nombre d’abonnés. Au jour où je vous écris, vous êtes plus de 1000 à me lire. Tout au long de l’année, je n’ai pas communiqué à nouveau sur mes newsletters. Mais j’ai installé un popup sur mon site.

popup de l'ancien site de Sacheen Sierro pour s'inscrire à la newsletter

Pourquoi ? C’est très simple, en janvier j’ai créé une nouvelle entreprise, une agence de référencement éditorial nommée Sémantisseo. Les abonnés de ma newsletter personnelle n’étaient plus ma seule priorité. Je préférais vous garder vous, mes abonnés fidèles, sans forcément chercher à faire grandir ma liste. Car mes deux entreprises restent distinctes. Je ne mélange ni les tâches, ni les listes email.

Le 2e élément que j’analyse, c’est celui du taux d’ouverture. Au début, il était de 75%. C’est à mon avis un excellent taux, si l’on regarde la moyenne qui tourne autour de 30-40% selon entreprises. 

Par contre, au fil du temps, il baisse un petit peu, et je suis aujourd’hui, sur les dernières études de cas, aux alentours de 50-60%.

Je vérifie parfois le niveau de désinscription, mais pas souvent car il me fait mal au cœur ☺️. J’ai entre 2 et 5 désinscriptions par envoi environ. 

Tout d’abord, des échanges incroyables. À chaque envoi, j’ai des personnes qui me répondent, qui me posent des questions. Vous êtes nombreux à faire des exercices, à appliquer la méthode à votre propre entreprise, C’est passionnant de voir que les exemples que je démontre semblent tellement concrets, qu’ils donnent envie de les appliquer à soi, à sa propre activité. C’est valorisant, et ça me fait immensément plaisir. 

Ces études de cas m’ont aussi apporté de nouveaux mandats et la vente de prestations marketing. Je ne m’y attendais pas, c’est une immense surprise, mais plusieurs personnes ont souhaité faire l’exercice ou la mise en application proposée dans une ou l’autre des newsletters. Aujourd’hui, j’ai mené une quinzaine d’ateliers de marketing stratégique ou opérationnel qui suivent l’exemple des études de cas.

Et finalement, ça m’apporte beaucoup de plaisir d’écrire et de raconter. C’est un bel échange aussi lorsque je les fais relire à mes clients, qui revivent l’histoire non pas à travers leur regard et leur perception, mais à travers ma vision. Et souvent, ça génère de nouvelles discussions passionnantes et passionnées.

Le constat est pour moi extrêmement positif. Je sais que je n’ai pas forcément tenu mes engagements de fréquence et de régularité, mais je sais qu’écrire une fois par mois restera toujours un plaisir. Et que je vais continuer à m’y tenir.

A très vite.

Sacheen ☀️

Comprendre le marketing comme si vous lisiez un simple article ? C’est possible ! Je vous en parle quotidiennement sur LinkedIn, pour mieux comprendre et ne pas vous prendre la tête.

Sacheen Sierro

Sacheen Sierro

Stratège marketing et consultante, spécialiste de la croissance de chiffre d’affaires des entreprises depuis 25 ans

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